" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 16 août 2017

Les feux d'artifice terrorisent les animaux





Pour les animaux de compagnie et en prairie, les feux d'artifice représentent une source de panique. Certains y perdent même la vie. Aussi, GAIA demande aux bourgmestres de Belgique d'interdire les feux d'artifice de particuliers. « Les infractions doivent être punies par une SAC », estime le président de GAIA, Michel Vandenbosch. « Les feux d'artifice ont pour effet de terroriser les animaux. » L'organisation invite également tout un chacun à signaler via le site web de GAIA les incidents causés par des feux d'artifice et impliquant des animaux.

Certaines déflagrations de feux d'artifice atteignent 160 décibels. Pour comparaison, un avion à réaction qui décolle produit 125 décibels à une distance de 100 mètres. En outre, les animaux ont une ouïe beaucoup plus fine et sensible que l'oreille humaine. Pour eux, les détonations sont donc une vraie torture. Chaque année, des animaux paniqués et déroutés s'enfuient loin des déflagrations et des éclairs lumineux. Ces animaux de compagnie ou de prairie finissent souvent par se perdre voire se blesser. Certains perdent même la vie.

« Je crains qu’il y aura encore des problèmes cette année », regrette Michel Vandenbosch. GAIA est donc demandeur d'une interdiction d'allumer des feux d'artifice pour les particuliers, et de sanctions administratives communales pour les contrevenants. « J'ai conscience que ce n'est pas une opinion populaire, mais que l'on se mette à la place des animaux. Pour eux, les déflagrations soudaines ne sont qu'une source de terreur. Il est donc grand temps d'appliquer une interdiction des feux d'artifice de particuliers.

L'organisation de défense des animaux encourage également les citoyens à lui signaler tout incident lié à des feux d'artifice et impliquant des animaux. Pour ce faire, elle met à disposition un lien sur son site internet, ou l'adresse e-mail info@gaia.be. « Qu'il s'agisse d'animaux qui s'enfuient car pris de panique, qui décèdent en raison des détonations... informez-nous tout incident », appelle le président de GAIA. Après le Nouvel an, l'organisation dressera un bilan et espère ainsi pouvoir exercer plus de pression pour une interdiction des feux d'artifices de particuliers.

Quelques conseils
En attendant des mesures plus structurelles en faveur des animaux, GAIA adresse ces quelques conseils pour le réveillon. L'idéal étant bien sûr de ne pas utiliser de feux d'artifice.

Gardez tous les animaux de compagnie à l'intérieur dès la tombée du jour. Fermez les rideaux et les volets.
Laissez la lumière et la radio ou la télévision allumées afin que le bruit et les éclairs soient un peu atténués.
Si votre chien est très sensible au bruit, parlez-en à votre vétérinaire. Évitez d'administrer vous-même des médications. Certaines substances contenues peuvent anesthésier votre animal mais pas le rendre insensible à la peur pour autant.
Gardez les chevaux, ânes, poneys ou bovins dans l'étable.
Veillez à ce que votre animal soit pucé et enregistré, et qu'il porte un collier nominatif. Il sera ainsi bien plus aisé de le retrouver s'il devait prendre la fuite.
Si vous envisagez d'utiliser des feux d'artifice, informez-en vos voisins et les éleveurs des environs. Ils pourront également prendre les mesures nécessaires.
Vous pouvez habituer graduellement votre animal aux feux d'artifice. Des CD comportant des sons de feux d'artifices sont disponibles à la vente, et des fichiers de tels enregistrements peuvent aussi être téléchargés sur internet.
Veillez à ce qu'aucun feu d'artifice ne soit allumé à proximité d'un animal. Vérifiez qu'il n'y a pas d'animaux dans les prairies avoisinantes: les chevaux et les vaches ont, eux aussi, peur des feux d'artifice.
Les pièces d'artifice devraient être mises en place le plus tard possible, et avant leur allumage, veillez à ce que des animaux ne s'y soient pas cachés.
Ne réconfortez pas exagérément votre animal (à moins qu'il soit en état de panique complète). Il pourrait comprendre que quelque chose va mal et que sa peur est justifiée. L'idéal est de se comporter naturellement.
Ne punissez pas un animal qui montre des signes de peur.


MOI, DICTATEUR DE LA VILLE DE LIEGE,  J 'INTERDIRAIS TOUS LES  FEUX D'ARTIFICES  ! ! !

mardi 15 août 2017

Gonzague Saint-Bris : " Les vieillards de Brighton "



Dans les années ’50, Arthur, enfant turbulent, dont le père est diplomate français, est placé dans asile de vieillards à Brighton sur la côte anglaise. Perdu ( et on le comprend) il doit affronter la vie de cette institution et, au jour le jour, subir ces personnes d’un autre âge qui ne sont pas toujours tendres avec lui :  Somerset un affreux bonhomme grincheux, sournois, qui le martyrise ; Oscar le cuistot qui détourne de l’argent de l’asile pour satisfaire ses goûts douteux ; Faïence-Folie, une ancienne prostituée qui n’a pas perdu ses manières ; Lady Beckford dont on dit qu’elle fut jadis une des plus belles femmes d’Angleterre ; le grand Will qui fut un élève du poète Paul Verlaine, etc.

Ce roman de Gonzague Saint-Bris, agréable à lire et instructif, est en partie autobiographique. L’écrivain vient de mourir en ce mois d’août 17, d’un «  banal » accident de voiture à l’âge de 69 ans.

Extraits :
- C’est vrai, j’avais un caractère difficile, je restais enfermé des heures sans jamais demander pardon. Je croyais que la colère était ma noblesse. J’explorais mes haines intérieures. Mais il faut bien avouer que j’étais un violent. Un jour, mon père surprit dans une lutte acharnée avec mon frère aîné dont je croyais qu’il était le préféré de mes parents. J’étais en train de frapper sa tête contre les carreaux de la cuisine.          

-  Quand je naquis, j’étais tellement laid que ma mère craignit que je ne fusse une réincarnation de Gandhi qui venait de mourir. (…) ( plus tard) Je marchais courbé comme celui que Winston Churchill avait qualifié de « fakir à demi-nu ». Mais, ni saint, ni martyr, j’étais en piteux état.

- Somerset hurla au visage de Faïence-Folie, en la couvrant de postillons : «  Catin décatie ».

-  Faïence-Folie lui glissa : «  Viens, je vais te traire les couilles ».


-  En 1820, Brighton n’était encore qu’un havre pour privilégiés. Il fallait à un Londonien moyen six heures de mauvaise diligences et douze shillings pour l’atteindre. Le lundi de Pâques 1862, ce sont cent trente-deux mille visiteurs qui envahirent la station pour un prix de trois shillings. Qui est à l’origine de ce bienfait chrétien accessible à tous ? Le chemin de fer qui nous fait égaux devant Dieu. D’aucuns diront qu’il abolit les privilèges ! Pour moi, c’était une grâce du ciel.



samedi 12 août 2017

Quelques instantanés de la vie à Liege de 1198 à 1784




Extraits du livre « Abrégé chronologique de l’histoire de Liege jusqu’à l’année 1784 »

- L’an 1198, les premières houilles furent trouvées fur le Mont-Public vers S. Laurent, par un certain Preud’homme Houilleux, natif de Plénevaux & maréchal de son état. Il l’apprit par un vieillard qui lui apparut en habit blanc.

- Les premiers bourguemeftres de Liege furent inftitués l’an 1253, favoir : Henri de Dinant & Jean Germeau, tous deux nobles.




-  Le pont des Arches que Reginard le 50 évêque de Liege, avoit fait bâtir, fut renverfé l’an 1410 par la force des eaux & des glaces & l’an 1445 il fut réparé & coûta trois mille cinq cens florins du Rhin.

- Les religieuses de fainte Claire font venues de France à Liege, environ l’an 1490 & après avoir demeuré quelques années dans l’hôpital fainte Agathe, proche fainte Marguerite, elles ont paffé dans le couvent qu’elles poffèdent aujourd’hui & qui fut bâti avec les aumônes des gens de bien ( ndlr : sans doute à l’emplacement de la rue des Anglais actuelle)

-  Les Sœurs de Hasque ont été admises à Liege l’an 1493

-  Les religieuses du faint Sépulcre font venues à Liege l’an 1496 & ont pris leur demeure sans le couvent des fufdits Bon-enfants derrière la paroiffe de S. Hubert.

- L’an 1565, une femme au faux-bourg des fainte Marguerite enfanta un enfant ayant deux têtes, quatre pieds et quatre mains.

- L’an 1570 fut fait le grand balloir au lieu appelé Hocheporte.




- Gertrude Counotte, veuve du feu Woes de la Vignette, échevin de Liege, fonda l’hôpital proche faint Severin, pour entretenir trente orphelins tant garçons que filles ; cet établiffement fut confirmé par fon alteffe le prince Ferdinand, l’an 1620 .

- La rivière de Meufe fut plus haute que jamais l’an 1643, ce qui caufa de grands dommages à la ville par la ruine du grand pont des Arches & d’autres ponts, avec plufieurs maifons & personnes noyées. Le pont des Arches fut réparé plus beau et plus fort qu’auparavant, et fut achevé l’an 1657.

- Au faubourg fainte Marguerite à Liege, les RR.PP. Mineurs Capucins furent de nouveau établis l’an 1667 à la gloire de Dieu, pour le falut des âmes et la commodité des voifins ; l’églife y fut bâtie par la libéralité et la magnificence de noble illuftre et généreux seigneur meffire Gilles-François, baron de Sarlet, chanoine de la cathédrale de Liege (…)

-  L’an 1677, la rigueur de l’hiver ayant commencé à la Touffaint, glaça tellement la Meufe qu’elle donna le paffage libre sur la glace d’un côté de la ville à l’autre, vers Noël et pendant l’octave des Rois.
Au commencement d’octobre, les remparts du côté où est la citadelle furent achevés & coûtèrent environ 130.000 florins.

- L’an 1679, fe sont formés des factions de mangeurs de tartes aux pommes & des mangeurs de tripes qui ont caufé grasses querelles et beaucoup de crimes.

- En 1620, depuis la Faint André jufqu’en avril de l’année fuivante, l’hiver ne discontinua point & le froid fut si violent que la Meufe fut fermée pendant tout ce temps-là, à tel point qu’on marchait aussi librement sur cet élément glacé que sur le pavé.

- Le 26 octobre parut cette fameuse comète dont les dimenfions effrayantes furent perçues pendant les mois de janvier & févier confécutifs de l’année fuivante.

- Le 4 juin fut fait le bombardement de la ville de Liege par le marquis le Boufflers.

- En 1709, la gelée se fit tellement sentir que la Meufe fut glacée en forte que les charriots paffaient deffus la glace.

- E, 1710, les bourguemftres firent mettre des lanternes par toute la ville pour la commodité du public.

- En 1716, on entreprit d’élargir le quai qui commence de la porte d’Avroy juqu’aux Auguftins.




- En 1717, le 27 juin, le czar Pierre, grand-duc de Mofcovie arriva le midi à Liege.

- L’an 1718, le 25 juin, le magiftrat prit poffession de la nouvelle Maifon-de-Ville.

- 1725. Les pluies ayant été prefque continuelles pendant l’année 1725, la Meufe au commencement de l’an 1726, groffit fi fubitement que beaucoup de perfonnes, le long des eaux , en furent furprises & firent de groffes pertes. Les quartiers bas de la ville, et une partie des églifes qui s’y trouvent, ont été inondées : on fit à ce sujet des chonographes fuivants :







- En 1787, le magiftrat fit démolir la tour de l’églife de faint Nicolas Outre-Meufe et fit rebâtir celle qu’on y voit présentement.

- L’an 1739. L’hiver fut une des plus rudes et des plus longs qu’on eût vu depuis longtemps, ayant commencé à geler dès la mi-octobre. Au commencement de l’an 1740, il s’éleva une fi forte bife que la Meufe fut toute gelée en trois jours & que le 6 mars on pouvait encore traverser la dite rivière au pont des Arches. Le 2 octobre, on ordonna des prières publiques & on fit une proceffion à la cathédrale, à laquelle affista le clergé (…)

- Sur la fin de cette année 1740, les eaux crurent fi rapidement qu’en un peu de temps elle inondèrent une partie de la ville, firent des ravages partout, plufieurs maifons furent renverfées & beaucoup de perfonnes et de beftiaux y perdirent la vie. (…) Tous les ponts de la ville en furent ébranlés et celui d’Amercoeur tomba. On voit à côté de ce pont ce chronografe à ce sujet :




- Le 9 juin 1746 fe fit dans l’églife collégiale de faint Martin en Mont la folennité du jubilé de cinq cens ans de l’inftitution de la fête du très faint Sacrement, accordé par un Bref du pape Benoit XIV, glorieufement régnant.




-  Pendant l’année 1746, les troupes françoifes & autrichiennes ont campé une partie de l’été aux environs de la ville de Liege. Le 11 octobre, bataille de Rocoux gagné fur les alliés par l’armée du roi, commandée par le maréchal de Saxe qui vint voir la ville de Liege le 12 . ( ndlr : il est indiqué dans le texte : bataille de Rocoux. Il s’agit bien de la fameuse bataille de Rocourt)

- En octobre 1751, on a permis de travailler certains jours de fêtes marquées avec obligation d’entendre la meffe.

- le 26 décembre 1755, à quatre heure de l’après-midi, on eut une petite secouffe de tremblement de terre, et le quart avant minuit il fe fit fentir une auftre plus violemment ; ce qui mit le peuple dans une si grande confternation qu’il croyoit être à la fin et il n’eut recours qu’à la prière ; puis un quart d’heure après, il fe fit fentir encore une auftre. Tout le monde fut fur pied et les habitants par paroiffe firent proceffion. (…) Et on laiffa les portes ouvertes pendant neuf jours confécutifs. On avoit ordonné le jeûne général pour remercier le Seigneur de nous avoir préfervés des tremblement de terre & des autres fléaux dont nous sommes menacés.

- Le 23 août 1759, nous avons affuyé deux fecouffes confécutives qui ont été à peu près de la même force que celle de l’an 1756.
Nouvelles fecouffes en janvier, juin et juillet 1760.

- En 1774, on plaça de réverbères dans toutes les rues & places de la ville pour les éclairer pendant les nuits d’hiver.

- le 19 avril 1783, la nommé Jeanne de Rocourt mourut à Jehai près de Hui à l’âge de 109 ans, ayant coftamment joui pendant cette longue carrière d’une bonne santé.

-  L’hiver de 1783 à 1784 a été l’un des plus long & des plus rigoureux que l’on ait jamais éprouvé. Les fortes gelées ont commencé le 10 décembre et ont duré prefque fan intervalle jufqu’au 20 février fuivant. (…) la Meufe fut gelée d’un bord à l’autre, en quelques endroits de fix à fept pieds de profondeur & en d’autres jusqu’au fond du lit. (…)

- Le 27 février 1784, la Meufe fortit de fes bords et a inondé pendant trois jours tous les quartiers bas de la ville & des faubourgs.

mercredi 9 août 2017

Liège en 1856



                                                 La place du Marché en 1856


Mardi, 1 er janvier 1856. Le tout premier numéro du journal «  La Meuse »

- «  La Meuse », samedi 19 janvier 1856
Le 31 décembre 1855, le conseil communal a décidé de l’abattage des peupliers du quai de la Sauvenière



- « La Meuse », samedi 2 février 1856
A la Société Libre de l’Emulation, grand concert vocal et instrumental au bénéfice des pauvres

- «  La Meuse », vendredi 23 avril 1856
Six mille-cent-quatre-vingt ouvriers sont actuellement employés dans les vastes établissements de la Société John Cockerill, situés à Seraing. Une force motrice y est alimentée par soixante-dix-huit machines à vapeur représentant une force motrice de 1252 chevaux



-  Premier mai 1856
Traité de paix entre la France, l’Autriche, le Royaume-Uni de la Grande Bretagne et d’Irlande, la Prusse, la Russie, La Sardaigne et la Turquie

- Vendredi 23 mai 1856
Un grand nombre de personnes notables de notre ville se proposent, dit-on, d’offrir à M. Lamartine, lors de son arrivée à Liège, un grand banquet auquel assisteront toutes nos illustrations littéraires. Cette fête aurait lieu au Casino



- 7 juin 1856
Bateau à la vapeur à Hélice l’Archimède. Service entre Liége et Maestricht



- Les 24, 25 et 26 août 1856, fête à l’occasion de la visite du roi Léopold 1er et de la famille royale à Liége

-  14 octobre 1856
La belle soirée dont nous avons joui hier nous permis de contempler parfaitement l’éclipse de lune. (….) Entre 11 heures et onze heures quart, l’éclipse était arrivée à sa plus grande phase. Elle était totale à l’œil nu.



-  Samedi 1 er novembre 1856
Réclame pour le magasin «  A la ville de Verviers » sis au 25 de la rue Gérardrie




Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite

« La Meuse » mercredi 27 février 1856
L’incendie qui a éclaté pendant la nuit de lundi à mardi dernier dans une maison de la rue Saint-Séverin a été découvert grâce à la vigilance du veilleur de nuit, Gérard Tilkin. Nous aimons à constater les services rendus par l’institution des veilleurs de nuit dont on apprécie chaque jour davantage la grande utilité

«  La Meuse », 12 septembre 1856
Il sera procédé à l’élargissement des Degrés des Tisserands. Le conseil communal a décidé que l'ancien escalier à marches irrégulières serait remplacé par un autre avec 134 marches et rampes pavées d'une largeur de 50 cm et d'une hauteur de 12 cm. Cet escalier comprend 134 degrés et a une longueur de 120 m.

-  Octobre 1856
La police a fait main basse au quartier de l’Ouest sur quatre petits gamins qui s’introduisaient dans les boutiques des négociants pour y commettre des soustractions d’argent et de marchandise



- 20 novembre 1856
A propos des veilleurs de nuit




Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à ses rédacteurs anonymes !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Feronstrée !

mardi 8 août 2017

Georges Simenon : " Liberty Bar "




William Brown a été tué, à Antibes, d’un mauvais coup de couteau dans le dos. William Brown, c’est ce riche Australien en mal de vivre. Il se réfugie d’abord chez les Martini, la mère et la fille mais elles ne sont guère marrantes. Il tombe au Liberty Bar où se saoule Jaja en compagnie de le jeune Sylvie …

Un sacré bon p’tit Maigret dans lequel on boit tant et plus …


Extrait :

(conversation entre Jules Maigret et sa dame) :
- Passe-moi le plat … On m’avait dit : surtout, pas d’histoires … Pas de drame, autrement dit ! Parce que les fils, la femme, le beau-frère de l’Australien sont de gens considérables … Des gens capables de racheter très cher un testament…
- Qu’est-ce que tu racontes maintenant avec ce testament ?
- Ce serait trop compliqué … Bref, une histoire d’amour … Une vieille femme qui tue son amant parce qu’il la trompe avec une jeune.
- Et qu’est-ce qu’elles sont devenues ?
- La vielle en a pour trois ou quatre mois à vivre … Cela dépend de ce qu’elle boira …
- De ce qu’elle boira ?
- Oui, parce que c’est aussi une histoire d’alcool.
- C’est compliqué !
- Encore plus que tu ne le crois.

dimanche 6 août 2017

La crucifixion comme si vous y étiez ...




     « La blessure du clou dans le gros tronc nerveux du poignet est une des souffrances les plus atroces que l’on puisse imaginer d’autant plus qu’elle s’accompagne d’une chute brusque de la tension artérielle, même sous anesthésie générale. D’ailleurs, cette blessure entraîne souvent une perte de connaissance.
     La fixation des bras relevés, donc en position d’inspiration, entraîne une relative immobilité des côtes et une grand gène de la respiration : le crucifié a l’impression d’un étouffement progressif (chacun peut constater que cette position prolongée sans aucune traction sur les mains, entraîne déjà une apnée des plus désagréables). Le cœur doit travailler davantage, ses battements se précipitent et s’affaiblissent.
     Comment donc le crucifié peut-il échapper momentanément à cette asphyxie ? En prenant appui sur ses pieds fixés au bois de la croix pour remonter tour le corps. La traction sur les mains étant ainsi fortement réduite, les crampes diminuent et l’asphyxie disparait momentanément, par reprise des mouvements respiratoires. Puis, la fatigue des membres inférieurs survient qui force le crucifié à redescendre et l’asphyxie se reproduit. Toute l’agonie se passe donc dans une alternance d’affaissement et de redressement, d’asphyxie et de respiration.
     Les bourreaux ont de plus un moyen sûr d’achever les crucifiés, c’est de leur rompre les jambes ce qui entraîne, chez le crucifié, l’impossibilité absolue de se redresser. Dès lors, l’asphyxie les entraîne, dans un délai très court, vers la mort. »

                              In la « Gazette de Liège », vendredi 7 avril 1950

    Article du docteur Pierre Barbet, chirurgien à l’hôpital Saint-Joseph de Paris

samedi 5 août 2017

Fiodor Dostoïevski : " Une salle histoire "




Son Excellence Ivan Iliitch Pralinski, général de son état, sort d’une petite soirée – écourtée – qu’il vient de passer avec trois de ses collègues. Quelle n’est pas sa stupéfaction quand il constate que son cocher n’est pas là à l’attendre, comme prévu ( le coquin est en ribote avec des gens de son espèce). Marchant dans la nuit noire et glacée, Pralinski tombe sur une noce où il s’invite. Or, notre homme a déjà bu quelques vodkas et d’autres petits verres vont suivre. Sans compter que les gaffes vont se succéder tout au long de la nuit … Pour notre plus grand plaisir.

Une excellente nouvelle de Dostoievski, en verve.

Extraits :

- Le conseiller d’État effectif Ivan Iliitch Pralinski portait le titre d’Excellence depuis quatre mois seulement, de sorte que c’était encore un jeune général. Il n’était pas d’un âge avancé : il n’avait que quarante-cinq ans et, désirant paraître plus jeune encore, il y réussissait pleinement.

- Songeant aux malheurs qui venaient de l’accabler, celui qui avait rêvé de transformer la société russe se redressa encore une fois. C’était évidemment pour partir, quitter les lieux où son idéal avait été si cruellement bafoué.
Mais, vacillant soudain sur sa base, le général trébucha contre le pied de la chaise et, de tout son long, s’abattit sur le plancher de la maison Pseldonimoff, anciennement Mammiféroff. Le conseiller d’État ronflait... Ainsi en arrive-t-il généralement aux gens qui n’ont pas l’habitude de boire : ils gardent leur conscience jusqu’au dernier moment et, soudain, tombent comme fauchés.
Ivan Iliitch restait couché, sans connaissance. Devant lui, à moitié mort d’anxiété, se tenait Pseldonimoff, les mains dans ses cheveux fadasses. Un à un, les invités quittaient la pièce, chacun commentant l’événement à sa façon.

Le pdf :

vendredi 4 août 2017

Août 2017 en vrac


              Traduction : il a toujours le cul sur une chaise


                            Léopold Renard et son bras droit


                        Le coiffeur Raymond de la rue de l'Etuve qui attend le client




                                   " Le marchand d'allumettes " Otto Dix (1920)

jeudi 3 août 2017

Marguerite Duras : " L'Amant "



Un roman semi-autobiographique. L’histoire se déroule en Indochine française ( Vietnam) avant la seconde guerre mondiale. Une famille française, dont le père s’est suicidé, : la mère en panique pour elle est ses trois enfants, deux garçons et une fille de 15 ans qui va tomber amoureuse d’un Chinois de trente ans ( d’où scandale général).

Le titre du roman «  L’Amant » me semble trompeur car ce qui est important ici, c’est la haine ou le désamour qui s’installe entre la mère et ses enfants.
 A saluer le style de Marguerite Duras qui est épidermiquement féminin … ce qui n’est pas si courant que cela dans la littérature.

mardi 1 août 2017

U.S. Commanster



Sous l’Ancien Régime, la terre de Commanster faisait partie du comté de Salm.
En 1823, elle fusionna avec Beho.
De 1940 à 1944, Commanster fut érigée en commune à la suite de l'annexion par le Troisième Reich de la commune de Beho. Elle fut ensuite restituée à la commune de Beho jusqu’en 1977, date à laquelle Commanster fusionna avec Vielsalm.









Merci au journal toutes-boites l' " Annonce de l'Ourthe "  !