" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 12 décembre 2017

Liège en 1998








- «  La Meuse », jeudi 29 janvier 1998
Bientôt un immeuble au coin des rues Bex-Léopold



- «  La Meuse » mercredi 4 février 1998
Des hommes singes acrobates font la chasse aux cochenilles sur les tilleuls de la place du Marché



- Vendredi 11 mars 1998
Décès de la danseuse Fanny Thibault



- Lundi 6 avril 1998
Place St-Lambert : les constructions poussent comme des champignons



- Jeudi 9 avril 1998
Elle est née le vendredi 13 avril 1973. « Elle », c’est la Mama Roma, la première discothèque gay de Liège et un précurseur dans le spectacle de travestis. La Mama Roma fête ses 25 bougies au Troca



- Vendredi 10 avril 1998
Une asbl se lance dans la protection du patrimoine du 7 è art



- Mardi 23 juin 1998
Deux Liégeois sur trois ont rencontré au moins un problème psychiatrique au cours de leur vie. Trois grandes catégories : 1. Troubles liés à l’utilisation de substances (alcool, drogue) 2. Dépressifs et maniaques 3. Anxieux, troubles obsessionnels



- Lundi 17 août 1998
Près de 100.000 personnes ont envahi Outremeuse ce week-end



- Samedi 6 septembre 1998
Fontaines : halte au gaspillage d’eau



- Jeudi 3 décembre 1998
Un nouveau musée est né à Liège : le Creahm



- Mardi 29 décembre 1998
Ilot Saint-Michel : le gros œuvre est pratiquement terminé


                                                                                     
Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite


- « La Meuse », mardi 4 janvier 1998
Le Cadran est une véritable aberration urbanistique. Les piétons sont très nombreux à effectuer un parcours du combattant pour circuler quotidiennement dans le carrefour



- « La Meuse », jeudi 15 janvier 1988
Une famille farfelue : les Coquentpot aux Waroux



- «  La Meuse », lundi 23 janvier 1998
Tuerie dans le quartier St-Séverin. Double assassinat suivi d’un suicide dans la communauté africaine



- Mardi 10 mars 1998
Al Botroûle, les trois coups. Après une longue interruption forcée - le décès en août 1997 de Françoise Ancion-, le théâtre de marionnettes rouvre ses portes.

- Mardi 24 mars 1998
Inauguration de la Maison de la Citoyenneté au 35 de la rue Général Bertrand



- Jeudi 23 avril 1998
« Tout le monde veut voir Mioussov » aux Waroux



- Samedi 25 avril 1998
Quartier Sainte-Marguerite : c’est parti pour un an de travaux



- Mardi 26 mai 1998
De Beauvoir sur son trente-et-un. Défilé de magnifiques robes tropicales présenté par les professeurs et les élèves de l’école communale secondaire

- Mercredi 3 juin 1998
Quand Saint-Sépulcre joue aux Waroux. C’est à bureaux fermés que «  Le songe d’une nuit d’été » a été présenté par une quarantaine d’élèves



- Samedi 27 juin 1998
Grand chambardement aux Waroux : préparation de l’anniversaire des 30 ans d’existence



-  Samedi 25 juillet 1998
Info quartier : Ste-Marguerite – Xhovémont – Ste-Walburge
«  Sur les pas des 600 Franchimontois. Un article de R. RW. ( Robert Ruwet)


 * Lundi 27 juillet 1998
   2 ème article
  * Mardi 28 juillet
   3 è article
  * Mercredi 29 juillet
  4 è article
  * Jeudi 30 juillet
  5 è article
  * Vendredi 31 juillet
  6 è article



- Vendredi 7 août 1998
Les travaux ont repris rue Sainte-Marguerite



-  Mercredi 26 août 1998
Mont Saint-Martin : une rue pour les chauffards !



-  Jeudi 17 septembre 1998
La fête dans le quartier. Il y en aura pour tous les goûts ; demandez le programme !



- Samedi 10 octobre 1998
Xhovémont : les enfants sauvés par leur gardienne




- Mardi 20 octobre 1998
Le Studio Théâtre de Liège fête ses 30 ans



Mercredi 27 novembre 1998
Hajida (17 ans) accouche sur le trottoir de la rue Sainte-Marguerite



- Lundi 28 décembre 1998
On ne chôme pas à l’école des devoirs «  La Marguerite »

Merci au journal «  la Meuse » !
Merci à tous ses journalistes anonymes !

Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine en Féronstrée à Liège !

Décembre 2017 en vrac


                                             Li fièsse di Noyé à Lîdge






Trois bistrots de la place du Marché à Liège


                              Bon voeux de la générale de banque de Belgique en 1998


                                 Six des sept sextuplé nés en Arabie Saoudite en 1998


                                           Paul Delvaux : " La ville inquiète "


                                             La Tripick, bière brassée à Gouvy

lundi 11 décembre 2017

dimanche 10 décembre 2017

Laure Charpentier : " Gigola "



On peut qualifier ce roman de roman lesbien. «  Imprimé en 1972, Gigola ne paraîtra pas. Ainsi en a décidé la censure. »
L’histoire se déroule dans le Pigalle des années ’60. Laure, autrement dit Gigola, a 25 ans. Après un premier amour pour une étudiante, elle rencontre Cora, une prostituée qu’elle s’efforcera à voir un peu plus haut. Gigola rencontre ensuite Odette, une riche bourgeoise assez âgée dont elle tombe amoureuse. Ayant brûlé la chandelle par les deux bouts, cette dernière disparaitra d’une crise cardiaque. Puis ce sera Alice 45 ans mais, une fois encore, la mort attend au tournant …

Agréable à lire !



Extrait :

* - Quel âge a-t-il ,ce Max ?
    - Soixante-six ans.
    - C’est sans doute un transfert ? Vous n’avez pas eu de père et vous vous reportez sur ce vieillard toute l’affection dont vous avez été privée pendant votre enfance. 

mardi 5 décembre 2017

Odon Warland, un fameux/ fumiste Gouvyon - Fameux : qui jouit d'une bonne réputation ; fumiste : qui répand de la fumée


                                                         Odon Warland


                                           La demeure des Warland,  Gouvy 1907


Anatole Warland (1853-1925) de Steinbach, père d’Odon, était boucher. Il est installé, au début du 20 ème siècle, dans la belle grande maison de quatre travées, face à la gare de Gouvy. Situation enviable. (photo intitulée : Gouvy, festival du 15 août 1907, rue de la Station) Les décorations en façade déclarent : «  Warland, boucher. Au vrai bon marché, articles de pêche, liqueurs, denrées coloniales ». La carte est d’ailleurs éditée par O. Warland, Gouvy. Il avait dix-sept ans. En culotte de golf sur la photo. Peu après, le pignon portera : « Cigares en gros ». Cette dernière spécialité devant d’ailleurs avoir inspiré Odon, futur cigarettier.

Sur la carte intitulée : «  Un groupe joyeux » est de la même date 1907. On y voit, parmi d’autres personnes toutes fumant ou trinquant, bouteille sur la table et verre en main : Anatole et Victoire, les parents, leur fille Irène à l’avant-plan et vers la gauche, Odon lui-même, toujours à 17 ans, col monté et nœud papillon, costume complet, montre gousset et … cigarette aux doigts.

Odon , né à Gouvy en 1890, épousera Berthe Monnier, d’une famille liégeoise. Ils auront trois enfants : Raoul, Albert et Roger. Odon crée la cigarette «  Boule Nationale » à Bruxelles. L’usine est imposante, pas moins de mille personnes y travaillent.

Les souvenirs du Gouvion, Jean Morsomme (*), évoquent cette époque :
«  Je tiens de mon grand-oncle, né en 1860, quelques précision sur le climat social et les habitudes qui prévalaient avant et de suite après la guerre de 1914-1918.  Pour le cultivateur de l’époque, la viande de boucherie était une denrée rare. (….) Le jour de la fête, le fils du boucher qu’était Odon Warland allait livrer les commandes dans les villages. Au cours de la guerre 14, Odon devait d’occuper de la nourriture des prisonniers russes travaillant dans le remblai  du chemin de fer de Gouvy, dont une partie du camp était installé au coin du Remaifait et du chemin du bois d’Ourthe. Ce garçon devait, à l’armistice, créer la cigarette Boule Nationale. Au début, sa production est purement artisanale, familiale. Il propose sa marchandise sur le quai des gares de la région, puis de Liège, de Bruxelles. Le succès est au rendez-vous et il doit adapter sa production pour suivre la demande. Propulsé par son logo aux trois couleurs, s’identifiant à la victoire tout neuve, chèrement et fièrement acquise, flattant l’orgueil national au bon moment, la Boule Nationale fit une percée vertigineuse sur tout le territoire. »

(*) Jean Morsomme, sans doute l’ancien instituteur de l’école primaire communale de Deiffelt-Beho.
Odon Warland est décédé inopinément à Uccle où il résidait alors, à 64 ans, en 1954.

Extrait de l’article de Marie-Thérèse Grandjean et Henry d’Otreppe dans la revue «  Glain et Salm – Haute Ardenne, numéro 72, mai 2014.

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lundi 4 décembre 2017

Jean d'Ormesson est décédé. " Au revoir et merci ! "



Jean d’Ormesson est décédé dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 décembre 2017 d'une crise cardiaque.
Voici une interview de Jean d’O. présentée sur France 2 le 10 août 2014 par Laurent Delahousse :



Chers amis,

 

Comme vous l’ avez appris, Jean d’ ORMESSON est décédé ce mardi à l’ âge de 92 ans.

 

Le numéro de notre série « noms de dieux » (antenne de mars 2011) sera rediffusé ce soir à 23 h 15 sur « La Trois » (RTBF) ainsi que vendredi prochain 7 décembre, toujours sur « La Trois » vers 11 h 50 (matinée).

 

Merci de bien vouloir diffuser.

 

A bientôt,


(voir plus bas>>>>>>>>>>>)


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Et également :
Un entretien avec Jean d'O, sur France 2 ce mercredi 6 décembre à 22h50


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Une suggestion de quelques livres :

https://catinus.blogspot.be/search?q=jean+d%27ormesson


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Jean d’Ormesson dans l’émission de la Rtbf «  Noms de dieux » :

Stéphanie Kalfon : " Les parapluies d'Erik Satie "




Ce livre, qualifié d’ailleurs de roman, n’est pas vraiment une biographie dans le sens où on l’entend d’habitude. C’est plutôt des impressions à vif, à chaud, sur le musicien tourmenté  que fut Erik Satie tout simplement parce qu’il était « trop jeune pour une époque trop vieille », montré du doigt par ses contemporains, gagné par la pauvreté, la solitude, l’alcool.

Extraits :

- (Juste après le décès d’Erik Satie, Jean Wiener écrit)
  « C’était tragique, absolument tragique. Au deuxième étage, il y avait un w.c. tout à fait public et tout à fait indiscret, et il y avait cette porte qui était la sienne. Nous avons forcé cette porte et nous sommes entrés dans une chambre misérable. Il y avait un lit en fer sur lequel il y avait des couvertures de la SNCE, pas de draps, et partout une poussière absolument extraordinaire. Nous avons eu l’impression d’étouffer et avons essayé d’ouvrir la fenêtre mais nous n’avons pas pu y arriver parce qu’il y avait des années de poussière qui la bloquaient. Nous avons regardé un peu partout, et nous avons été saisis par la pauvreté, la misère de cet antre. C’était tellement énorme que ce n’était plus de la saleté, on avait l’impression d’être dans une immense toile d’araignée. »


-  Ici demeure Erik Satie que l’on prit pour un fou, un misérable, un fumiste, un analphabète musical, un fantaisiste, un raté, un aigri, un maniaque, un ivrogne, un clown, un paranoïaque et oui, certainement qu’il fut tout cela à la fois. Mais si on prend le temps de se pencher sur la ligne de sa vie, sa portée, tout ce que l’on distingue, c’est du jazz. La vie de Satie n’a été qu’un zigzag, un croisement de blues et de ragtime, un mélange de spleen, de fête, d’enthousiasme, de déception, de crises et de défaites.

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En bonus :
- Interview de Stéphanie Kalfon :

- Gymnopédies et Gnossiennes :
https://www.youtube.com/watch?v=1vOqioq6ilE

( en mémoire de Gonzague Saint-Bris dans " La ligne est ouverte " )